
Tout a commencé par deux passions : le voyage pour Marine et l’automobile pour moi. Deux univers différents en apparence, mais qui allaient très vite se rejoindre.
Au fil des discussions, alors que nous imaginions nos prochaines vacances, une idée a doucement pris forme. Et si, cette fois, le trajet devenait aussi important que la destination ?
Le van s’est imposé comme une évidence : la liberté de partir sans itinéraire, de s’arrêter au gré des envies et de dormir là où le paysage nous retient. Voyager à notre rythme, en toute autonomie, sans dépendre d’un hébergement. Derrière le volant, une infinité de routes s’ouvrent à nous.
C’est ainsi que notre aventure a commencé.
Notre première expérience en van..

Il a suffi d’un pas, un seul : celui de réserver un van pour voir si cette façon de voyager nous correspondait vraiment. Pour cette première expérience, nous avons choisi la location, chez Blacksheep, et jeté notre dévolu sur un Ford Transit Nugget version PLUS. Un détail en apparence. Mais un détail crucial pour moi. La version PLUS est rallongée… et ces précieux centimètres en plus ont une utilité bien précise : les toilettes. Voyager en van, oui. Voyager en van sans toilettes ? Disons que l’aventure devient tout de suite plus sportive.
La Suisse sera le décor de ce premier roadtrip — et elle aura son article à part. Mais une chose est sûre : cette première immersion dans la vanlife a été un véritable coup de cœur. Et le Transit Nugget n’y est clairement pas pour rien.


On évitera la fiche technique complète, mais impossible de ne pas partager ce qui nous a marqués.
D’abord, son gabarit compact. Un van qui se gare (presque) partout et qui passe sous les barres de parking à 1,90 m. Un détail qui devient un immense avantage.
Ensuite, l’aménagement Westfalia. Une valeur sûre. Mais surtout, une vraie différence face à son cousin Volkswagen : ici, les espaces sont distincts. Une salle à manger séparée de la cuisine et de la salle de bain. Résultat ? Une vraie sensation d’espace, même dans un format contenu.
Et puis, il y a la conduite. Simple. Fluide. Presque déroutante de facilité. On se surprend à oublier qu’on est au volant d’un fourgon. Et la boîte automatique vient définitivement sceller l’expérience.
Ce premier voyage n’était qu’un test. Il s’est rapidement transformé en évidence.
La vanlife venait de s’inviter dans nos vies… et elle n’avait clairement pas dit son dernier mot.
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Notre seconde expérience en van..


Quelques mois passent, et nous décidons de louer un nouveau fourgon afin de partir pour un week-end en Suisse, toujours animés par l’envie d’aventure, mais cette fois avec un objectif bien précis : descendre la plus longue piste de luge d’Europe.
Pour l’occasion, nous optons pour un nouveau véhicule : le Campérêve Magellan. Un fourgon disponible via la plateforme Yescapa, à une petite trentaine de kilomètres de chez nous, proposé par un couple de voyageurs aguerris. Cette fois, le gabarit est un peu plus imposant — et pour une bonne raison. Nous partons en plein hiver et, quitte à louer, autant choisir un véhicule nous permettant d’y vivre confortablement.
Et ce fut le cas. Grâce à son aménagement bien pensé, sa salle de bain certes compacte mais très pratique, et surtout son chauffage stationnaire, nous avons pu passer une nuit bien au chaud malgré des températures extérieures flirtant avec les 0 °C.
Cette expérience n’a fait que renforcer une idée qui germait déjà en nous : avoir un jour notre propre van. Mais pas question de succomber aux charmes de l’un des modèles déjà essayés. Aussi parfaitement équipés soient-ils, ces véhicules flambant neufs restent tout simplement hors de notre portée financière — d’autant plus qu’il s’agirait avant tout d’un véhicule plaisir, destiné à rouler occasionnellement.
Et c’est précisément à ce moment-là qu’arrive Franklin !
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Comment avons-nous sauté le pas ?

Comme expliqué précédemment, ma passion, c’est l’automobile, avec un petit faible assumé pour les modèles vintage. Et même si je connais bien le domaine, sans pour autant être un grand bricoleur, un critère s’imposait : il nous fallait un modèle fiable, bien entretenu ou déjà traité au niveau de ses points sensibles. Le choix se portait donc assez naturellement sur le Volkswagen T4.
Pendant plusieurs semaines après notre retour de notre escapade hivernale en Suisse, nous avons épluché annonce après annonce, avec en tête l’idée — peut-être un peu folle — de franchir le cap. Mais aucun véritable coup de cœur. Et il faut bien l’avouer aussi : plus qu’un projet clairement défini, il s’agissait encore d’un rêve. Nous avons donc décidé de stopper nos recherches. Inutile de se faire du mal à regarder des fourgons hors de notre budget, d’autant que la cote de ces véhicules a littéralement flambé depuis le Covid.

Et puis, un beau jour, tout s’accélère. Comme si le moment était enfin le bon. Repas de famille chez les parents de Marine. Un paquet nous est tendu, et à l’intérieur : un livre recensant les plus beaux road trips à réaliser en Europe. Une simple attention ? Un clin d’œil à toutes nos discussions animées autour de la table, où nous ne cessions de parler van et voyages ? Ou tout simplement le destin qui frappait à la porte ? Ni une ni deux, une fois rentrés chez nous, j’ouvre le téléphone sur l’application que j’utilise sans doute le plus : Leboncoin. Les annonces défilent, jusqu’à cette phrase de Marine : « Attends… là, un rallongé ! »
Franklin était là. Sous nos yeux. Et finalement à seulement quelques kilomètres de chez nous. Un joli T4 rallongé de 1992 s’affichait en annonce. Ancien 9 places, reconverti par son propriétaire en fourgon de week-end — un aménagement certes sommaire, mais doté de nombreux atouts :
- un kilométrage très raisonnable (226 000 km pour un T4, c’est à peine rodé),
- de nombreux travaux mécaniques réalisés pour le remettre en route après plusieurs années d’immobilisation,
- une carrosserie fraîchement remise au goût du jour, dans un superbe bi-ton vert et blanc, qui nous a immédiatement fait craquer,
- et un prix parfaitement dans nos cordes, merci son petit moteur diesel moins recherché, lui permettant d’échapper à la flambée des TDI.
Nous sommes dimanche soir. Le message part. Impossible d’attendre plus longtemps, nous devons aller à la rencontre de ce petit fourgon. Rendez-vous pris pour le mercredi soir. Plus aucun doute : ce sera lui, le van qui nous mènera vers nos prochaines destinations.
Vingt-quatre heures plus tard, il prenait place dans notre garage. 🚐
-Article écrit par Quentin–
